Je n'sais pas, je n'sais plus, je suis perdu...

08 novembre 2010

Brouillon...

Le 1er avril dernier, j'avais commencé à écrire un billet après avoir vu le trailer du film Easier with Practice. Juste quelques mots jetés comme ça, inspirés par la musique : "Faire quelque chose d'important". En revoyant cette bande-annonce, la sensation que j'avais connue alors et qui m'avait donné envie d'écrire, cette sensation n'est pas revenue. Comme quoi il ne faut jamais remettre au lendemain (mais ça nous le savons tous) et certaines choses peuvent se voir perdues pour toujours.
Dans quelques instants, j'effacerai ce brouillon qui plus jamais n'aurait pu devenir davantage.

11 juillet 2010

Pas un drame...

Ce soir, finale de Coupe du Monde.
La dernière fois, il y a quatre ans, ils étaient là tandis que je la regardais, elle au lit, lui dans son ventre.
Mon match à moi s'est fini comme cette finale, sur un coup de tête. Et j'ai perdu...but contre mon camp.
Aujourd'hui, j'ai entendu que tout ça n'était pas grave, que ce n'était pas un drame. C'est ce que j'ai passé près d'un mois à dire au sujet de cette Coupe du Monde 2010 et du soi-disant "scandale des Bleus", agacé par l'ampleur que prenait une question si triviale en regard des vrais problèmes. Peut-être qu'au fond mes vrais problèmes à moi n'ont pas plus d'importance qu'un match de foot...

(Pour la peine, la chanson La Finale de Volo dans le lecteur juste à droite.)

09 mai 2010

Excès de confiance...

Je relisais de vieux écrits d'ici même.
Pris en flagrant délit d'affirmer que je ne saurais faire pire en tant que père que l'exemple qui m'avait été donné.
Ne jamais dire jamais...

21 mars 2010

Toi qui...

Il y a toi qui m'as tant donné sans assez recevoir.
Toi qui me manques tant aujourd'hui.
Toi qui, je m'en rends compte à présent, renfermes tant de choses que les autres n'ont pas.
Toi que j'aime toujours, même si j'ai pu dire le contraire car cela m'arrangeait.
Toi à qui je ne manque pas.

Il y a toi pour qui j'ai tout gâché.
Toi par qui j'ai tout gâché, instrument plutôt que but, car quand je gâche c'est pour moi seul.
Toi que je hais maintenant, bien que tu comptes au nombre des victimes, car il me serait trop dur de ne détester que moi.

Il y a toi qui m'as trop aimé, erreur fort commune apparemment.
Toi qu'à ton tour j'ai laissée brisée sans me retourner.

Il y a toi qui n'as fait que passer.
Toi qui regrettes sans doute mais ne m'en as pas gardé rancune.

Il y a toi qui m'as trop fait attendre.
Toi qui as su épuiser toute cette patience qui me faisait tant défaut autrefois et gaspiller les chances que je n'accordais pas jadis.

Il y a toi qui écris, joues et chantes.

Il y a toi qui dessines.

Et il y a moi qui ne fais rien.


Ma vie me fait l'effet d'un charnier.
J'aimerais que tous ces gens pour qui je me force à longueur de temps voient au delà des sourires et des rires que je leur sers. Qu'ils voient toute cette tristesse, toute cette colère, tout ce mal qui me dévore l'âme lorsque le trop pesant rideau du théâtre qu'est devenue ma vie retombe tandis que je passe le seuil de mon appartement. Qu'ils aient peur alors et s'écartent, me laissent en paix. Qu'ils partent en fumée aussi bien.


Mais il y a toi.
Toi qui me manques plus que tout, que j'ai pourtant abandonné presque sans hésiter.
Toi que j'ai abandonné presque sans hésiter et qui pourtant m'aimes tellement, comme un petit aime son papa.
Toi qui m'aimes tellement et dont pourtant j'oublie parfois jusqu'à l'existence tant je ne te vois pas, l'instant où je me rappelle devenant carrefour de l'émerveillement et de la douleur.
Toi dont j'oublie parfois jusqu'à l'existence et que pourtant j'aime plus que tout, comme un père aime son fils.
Toi qui me fais dire qu'en dépit de mes erreurs et quoi qu'il puisse advenir j'ai d'ores et déjà réussi ma vie.

01 octobre 2009

Diane...

A midi dans la voiture, je me suis vu dans le rétroviseur et mon attention s'est fixée sur ma cicatrice, ce petit trou près de mon œil gauche. Je me suis alors remémoré ce jour chez les voisins d'en face où, pendant que mes parents et leurs amis discutaient, je caressais Diane. Diane était un vieux berger allemand, si vieille qu'elle n'y voyait plus. Sans doute ai-je eu un mouvement brusque, aussi a-t-elle pris peur. Toute gentille qu'elle fut, la chienne a eu une réaction d'animal blessé et m'a mordu. Je me rappelle être allongé sur la table de consultation du voisin, celui-ci et mes médecins de parents s'affairant autour de moi. J'étais un enfant. La vie était facile. Papa et Maman étaient là, ensemble. Je n'avais encore déçu ni fait de mal à personne. C'était l'époque où les tristesses, tant celles infligées que celles subies, étaient courtes et sans importance. En garant la voiture, j'en suis venu à me dire que le plus beau jour de ma vie était celui où un chien m'avait mordu.