Je n'sais pas, je n'sais plus, je suis perdu...

01 octobre 2009

Diane...

A midi dans la voiture, je me suis vu dans le rétroviseur et mon attention s'est fixée sur ma cicatrice, ce petit trou près de mon œil gauche. Je me suis alors remémoré ce jour chez les voisins d'en face où, pendant que mes parents et leurs amis discutaient, je caressais Diane. Diane était un vieux berger allemand, si vieille qu'elle n'y voyait plus. Sans doute ai-je eu un mouvement brusque, aussi a-t-elle pris peur. Toute gentille qu'elle fut, la chienne a eu une réaction d'animal blessé et m'a mordu. Je me rappelle être allongé sur la table de consultation du voisin, celui-ci et mes médecins de parents s'affairant autour de moi. J'étais un enfant. La vie était facile. Papa et Maman étaient là, ensemble. Je n'avais encore déçu ni fait de mal à personne. C'était l'époque où les tristesses, tant celles infligées que celles subies, étaient courtes et sans importance. En garant la voiture, j'en suis venu à me dire que le plus beau jour de ma vie était celui où un chien m'avait mordu.

17 juin 2009

Positivons...

La vie, c'est rien que de la merde.
Alors en l'honneur de la vie, je viens de passer trois quarts d'heure à couler un bronze en lisant le tome 3 des Notes de Boulet, intitulé La Viande, c'est la force.
Ben c'était bien bon.

18 mai 2009

On dirait que j'avais croisé les doigts...

Faux départ dans tous les sens du terme.
Si je ne renonce pas à écrire ailleurs, je vais continuer à le faire ici de temps en temps. L'endroit se bornera dorénavant à accueillir mes petites tristesses, celles du père notamment. Et je ne les effacerai plus.
Permettez donc que je commence :

Hier, petit choc. Mon tout petit et moi sommes assis dans l'herbe chez ses grands-parents maternels. Il se tourne vers moi et son attention se fixe sur mon t-shirt.



C'est un nounours. Il est rigolo. Il est gentil.


Raphaël ne voit pas la tronçonneuse, Raphaël ne sait pas ce que c'est. Raphaël ne voit que le nounours et il a raison après tout, un nounours c'est rigolo, un nounours c'est gentil. Quand Raphaël voit son papa, il se dit que Papa est rigolo, que Papa est gentil. Raphaël aime son papa car, de même qu'il ne sait pas ce que c'est qu'une tronçonneuse, il ne se rend pas compte que Papa les a laissés tomber, lui et Maman.

29 avril 2009

Phénix, noble volaille...

Fin des travaux, j'ai plus ou moins remis le présent blog d'aplomb après qu'il ait été mis à mal par la fermeture de mon espace perso Free (et mon manque d'implication) :

- La musique est revenue dans un lecteur qui dépasse de manière fort disgracieuse mais qui a le mérite, contrairement à sa version réduite, de bien vouloir diffuser tous les morceaux...à peu près correctement. Quelques petits trucs, extraits de films notamment, manquent à l'appel du fait de leur taille en dessous du plancher imposé par Deezer. Pas grave, les temps comme les œufs sont durs, on le savait déjà.

- Les images et autres fichiers associés aux différents posts sont revenus. Seuls subsistent quelques liens morts aboutissant autrefois à des blogs ou sites aujourd'hui disparus. Paix à leur âme.

- J'ai fait le ménage dans la liste des liens justement et y ai recollé les vignettes correspondantes, au même titre que les petites images symbolisant les rubriques. Tout ce qui fait la relative personnalité de l'endroit en somme. C'est tout de même plus joli.

- J'ai "justifié" tous les textes, ça fait plus propre.

- Pas moyen de recoller le "footer" correctement au bas de la page. Dommage, je l'aimais bien ma citation du Combat ordinaire de Larcenet. Tant pis.

Donc voilà, c'est redevenu fonctionnel et à peu près agréable à visiter, parfait pour qui tomberait sur ces archives ou souhaiterait, on ne sait pourquoi, les relire.
Il va sans dire que si je parle d'archives, c'est que je ne compte plus mettre ce journal à jour (ce qui ne reviendra qu'à le mettre encore un peu moins à jour si l'on y regarde bien...ceci pour couper l'herbe sous le pied des mauvaises langues).
Il convient d'admettre que mes rares billets de 2008 et début 2009, tous rapidement effacés à l'exception du tout dernier, n'ont été que jérémiades et assimilés, aucunement constructif pour moi, guère réjouissant pour vous.
Ensuite, le nom qui à la base renvoyait à un truc plus ou moins marrant me gêne aujourd'hui que je ne sais vraiment pas, que je ne sais vraiment plus, que je suis vraiment perdu par moments.

Cependant, étant donné que je me suis souvenu qu'écrire, même si c'est pour dire des bêtises (comment ça surtout ?), me plaisait et me faisait du bien, je vais sans aucun doute créer un autre blog incessamment sous peu.
A bientôt donc.

27 avril 2009

Je vais souffler, souffler, souffler et...ben rien...

Ce matin, musique dans les oreilles, j'ai traversé le pont surplombant la voie ferrée. Le vent s'est soudain levé et une image s'est alors imposée à moi : je me désagrégeais comme sable et avais enfin la paix. Le temps de ce flash et j'étais de l'autre côté, désespérément intact.