Je n'sais pas, je n'sais plus, je suis perdu...

27 novembre 2007

Billy et Liot sont dans un bateau...

Ce soir, c'était tennis de table. Plus d'un mois que je suis inscrit et je n'avais joué qu'une fois jusqu'alors. Souvent pas motivé car ce sont là deux heures que je ne peux fatalement pas consacrer à autre chose. Mais mais mais, aujourd'hui je suis parvenu à faire l'effort d'aller rentabiliser ma cotisation (et mon équipement neuf). Comme on dit, y'a pas de petite victoire. Ah mais attendez, j'ai dit que ce soir c'était tennis de table ? Au temps pour moi...ça aurait dû.

En arrivant à la salle, je trouve portes closes. Mais, dans la nuit noire, dans la nuit noire et obscure, je distingue des ombres qui contournent le bâtiment. Je me dis que c'est logique, que c'est plus ou moins presque l'hiver, qu'ils vont pas laisser entrouverte une porte donnant directement sur un endroit où l'on joue en short. Je me dis que ces gens là Monsieur, ben c'est vraiment des têtes.

Je suis donc le mouvement, franchit une petite porte en métal sur le côté et...soudain c'est le drame. J'ai l'impression de faire irruption dans un casting à Broadway. Une bonne trentaine de filles sont serrées comme des flétans dans un minuscule couloir distribuant sur des vestiaires. Leurs regards ne laissent pas planer le moindre doute : j'ai rien à foutre là. Sans doute mes cheveux longs m'ont-ils sauvé, elles m'auront pris pour l'une des leurs et n'auront réalisé leur erreur que trop tard. Quoi qu'il en soit, je semble avoir atterri en plein cours de danse. On m'oriente vers un duo de profs tout musclés qui m'indiquent rapidement le chemin pour rallier ma salle (en me tutoyant bien évidemment, parce que tu comprends, on fait tous du sport, on est comme une grande famille).

Au final, autre portes mais même résultat : fermées à double tour, pas une ampoule allumée. Il y a dû y avoir du changement dans les plannings, faudra que je me renseigne...si je me résouds à revenir. En rebroussant chemin, et au vu de certains accessoires (et des deux profs, à bien y regarder), il devait plutôt s'agir d'un cours d'aérobic, de stretching ou de...enfin, un truc de gonzesses, quoi. Je me faufile entre toutes ces fumelles piaillantes sans demander mon reste. Non décidément, dans ma vie il n'y a pas de petite victoire, il n'y a que de piteuses défaites.

25 novembre 2007

En vrac et ça repart...

Bon, on va pas épiloguer sur mon inteeeeeerminable silence radio. Non, on va pas.
Je vous dirai juste que j'ai essayé, y'a même des brouillons qui traînent sur mon disque dur, alors hein...

J'étais notamment parti dans tout un truc sur une révélation occasionnée il y une paire d'années par la lecture d'un livre, Le Singe nu de Desmond Morris. J'y ai appris (ou plutôt réalisé, comme on réalise qu'on a un nez au milieu de la figure) que les gens ne se touchaient plus, le moindre contact étant devenu prohibé, de ce fait soigneusement évité et arrosé d'excuses rapides si l'odieux crime venait à être commis en dépit des précautions prises.

Le moment était propice pour aborder le sujet étant donné que je me régalais quotidiennement du cocktail métro/RER avec tout ce que ça sous-entend de promiscuité. J'avais même une charmante anecdote à raconter. D'ailleurs, je raconte. J'étais donc dans un train roulant à vive allure sous des mètres et des mètres de terre (le truc déjà pas franchement naturel si vous voulez mon avis) quand j'ai remarqué qu'une femme juste devant moi et me tournant le dos avait quelque chose dans les cheveux (genre un bout de branchage x ou y mais on s'en fout). Dilemne : je lui dis ou pas ? Pour avoir déjà pratiqué les transports de la région parisienne pendant une paire de mois (chacun dans son coin, grise mine et compagnie), la démarche me paraissait totalement incongrue. Pas grave, je passe outre le bête interdit et fais irruption dans la sphère d'intimité de ma covoyageuse. Et là, surprise, celle-ci non seulement accueille la chose avec le sourire mais se retourne pour que j'ôte l'intrus moi-même. Ca pourra paraître idiot, mais le fait que cette inconnue se livre ainsi à moi en pareil contexte m'a étonné et même troublé. Ou comment faire d'un rien une grande aventure. Il était prévu que j'achève mon billet en indiquant l'avoir rédigé devant un film, à savoir Irréversible. S'agissant de contact humain, si ça c'est pas une conclusion d'enfer.

C'est agréable de s'obliger ainsi à résumer, condenser, simplifier un texte originellement promis à être beaucoup plus long.

A présent qu'on en a fini avec les vieux machins qui traînaient, qu'en est-il des affaires courantes ?
L'installation est à peu près achevée, disons que l'endroit est fonctionnelle. La vie de famille se passe (bien, on va dire bien) et le petit ne manquera pas de galoper sous peu (déjà qu'il est pas toujours facile à gérer en n'étant que moyennement mobile).
Au boulot, ça roule gentiment. Routine, routine. Je ne bosse régulièrement qu'avec des femmes (seul homme du bureau je suis) et je me tape donc souvent des conversations assez "spécifiques". Fort heureusement, j'ai toujours bien assumé ma part de féminité et n'ai donc aucun mal à m'intégrer à l'ambiance générale. Il arrive même que je m'amuse bien.
Un peu en marge, j'ai expérimenté le concept de grève, avec options manifestation et portage de drapeau (ouais, j'ai fait du zèle...mais faut dire que ma conscience sociale est toute neuve).
Niveau Internet, comme je suis un jeune dans le vent, j'essaie de masteriser Facebook et d'en exploiter les subtilités. Ca fait passer le temps et y'a parfois des bonnes surprises.
J'ai failli me faire couper les cheveux, mais après avoir remonté toute une avenue, je n'ai pas réussi à me résoudre à rentrer chez quelque coiffeur que ce soit. Aucune idée de ce que je pourrais bien lui demander pour remplacer ma crinière délavée.
Sous la pression d'Azriellle et d'une collègue, je me suis mis au visionnage de Dexter. Très plaisant. J'écoute même la BO dans le train, que j'ai repris ce matin après une semaine de voiture. C'était bien la voiture...dommage que ça pollue et que je m'embarasse de plus en plus de principes contraignants.

A dans six mois (comme ça au moins, on prend pas de risque) !