Je n'sais pas, je n'sais plus, je suis perdu...

21 mars 2010

Toi qui...

Il y a toi qui m'as tant donné sans assez recevoir.
Toi qui me manques tant aujourd'hui.
Toi qui, je m'en rends compte à présent, renfermes tant de choses que les autres n'ont pas.
Toi que j'aime toujours, même si j'ai pu dire le contraire car cela m'arrangeait.
Toi à qui je ne manque pas.

Il y a toi pour qui j'ai tout gâché.
Toi par qui j'ai tout gâché, instrument plutôt que but, car quand je gâche c'est pour moi seul.
Toi que je hais maintenant, bien que tu comptes au nombre des victimes, car il me serait trop dur de ne détester que moi.

Il y a toi qui m'as trop aimé, erreur fort commune apparemment.
Toi qu'à ton tour j'ai laissée brisée sans me retourner.

Il y a toi qui n'as fait que passer.
Toi qui regrettes sans doute mais ne m'en as pas gardé rancune.

Il y a toi qui m'as trop fait attendre.
Toi qui as su épuiser toute cette patience qui me faisait tant défaut autrefois et gaspiller les chances que je n'accordais pas jadis.

Il y a toi qui écris, joues et chantes.

Il y a toi qui dessines.

Et il y a moi qui ne fais rien.


Ma vie me fait l'effet d'un charnier.
J'aimerais que tous ces gens pour qui je me force à longueur de temps voient au delà des sourires et des rires que je leur sers. Qu'ils voient toute cette tristesse, toute cette colère, tout ce mal qui me dévore l'âme lorsque le trop pesant rideau du théâtre qu'est devenue ma vie retombe tandis que je passe le seuil de mon appartement. Qu'ils aient peur alors et s'écartent, me laissent en paix. Qu'ils partent en fumée aussi bien.


Mais il y a toi.
Toi qui me manques plus que tout, que j'ai pourtant abandonné presque sans hésiter.
Toi que j'ai abandonné presque sans hésiter et qui pourtant m'aimes tellement, comme un petit aime son papa.
Toi qui m'aimes tellement et dont pourtant j'oublie parfois jusqu'à l'existence tant je ne te vois pas, l'instant où je me rappelle devenant carrefour de l'émerveillement et de la douleur.
Toi dont j'oublie parfois jusqu'à l'existence et que pourtant j'aime plus que tout, comme un père aime son fils.
Toi qui me fais dire qu'en dépit de mes erreurs et quoi qu'il puisse advenir j'ai d'ores et déjà réussi ma vie.

4 commentaires:

  • il m'arrive d'oublier que tu as un coeur...au fond,
    désolée pour ces moments.

    par Blogger azriellle, le 21/3/10 16:15  

  • tu m'as fait pleurer.
    moi j'ai la sensation de te voir tel que tu es. peut-être que je me trompe...
    en tout cas, à moi, tu peux tout montrer. je te laisserai pas tomber pour autant...

    par Anonymous Melle Olive, le 18/4/10 19:24  

  • je suis tombée ici par hasard (onglet blog suivant), c'est très joli, l'écriture, j'aime beaucoup

    par Blogger marine, le 8/8/10 17:12  

  • C'est très joli et très triste à la fois Alad'.

    Dieu seul sait à quel point ça me parle...

    par Anonymous Matsya, le 29/8/10 00:57  

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